VIREBELLE
Collège
LA CIOTAT
 

Rencontre avec Timothée de FOMBELLE

mardi 10 février 2015, par N. Marrot

Le 27 février les élèves de l’atelier d’écriture ont eu l’opportunité de rencontrer Timothée de Fombelle, auteur de littérature jeunesse.

Pour préparer cette rencontre, ils ont dû lire, au choix :
-  Tobie Lolness
° La vie suspendue, 2006
° Les yeux d’Elisha, 2007
-  Céleste, ma planète, 2009
-  Vango
° Entre ciel et terre, 2010
° Un prince sans royaume, 2011
-  Victoria rêve, 2012
-  Le livre de Perle, 2014

Vous trouverez ci-dessous la synthèse de l’échange entre l’auteur et les élèves.

Les passages en caractères gras sont des réflexions qui concernent directement la problématique de l’atelier.

L’inspiration, pour Timothée de Fombelle, se nourrit en tout premier lieu de la vie (observations, sensations), puis des livres (Il cite Michel Strogoff de Jules VERNE par exemple, pour Vango) et enfin de personnages réels proches ou simplement croisés par hasard un jour.

L’histoire du prochain roman sera un roman qui se déroulera sur trois continents : l’Afrique, l’Europe, l’Amérique à l’époque du commerce des esclaves. Le personnage principal sera une jeune fille embarquée dans un bateau négrier. Ce sera à la fois un roman d’amour et d’aventures, et sans doute une trilogie pour laquelle il estime que 4 ou 5 ans de travail seront nécessaires. Il s’agit de son projet romanesque le plus ambitieux.
Il a arrêté définitivement son choix le 31 décembre. Il avait trois idées de sujets possibles.
Il y a toujours, pour lui, un temps de réflexion entre l’idée et l’histoire enfin construite. Pendant ce temps, il collectionne les images, les objets, les photos, etc. Il a besoin de « concret » avant de passer à l’écriture.

Une BD et un album pour jeunes enfants Bulle sont à paraître car il écrit plusieurs types de textes en même temps. Le roman demande toujours plus de temps.
Actuellement, il travaille à la fois sur deux scénarii de films pour le cinéma et un pour la télévision (une saga familiale qui se déroulera entre 1930 et 1950.)
Il a participé à l’écriture d’un film d’animation réalisé par Paul LELUC Les grandes grandes vacances (Été 1939, Ernest et Colette, 11 et 6 ans, passent un weekend en Normandie chez leurs grands-parents. La France entre en guerre et décision est prise de les laisser loin de Paris, le temps de « voir venir ». Les enfants vont finalement rester 5 ans et vivre de « grandes grandes vacances »…) qui passera sur France 3 pendant les vacances de Pâques.

Pour Le Livre de Perle, comme pour les autres, il a travaillé avec un plan. Un plan sert à se fixer des règles pour savoir où on va. L’histoire, qu’on a dans la tête, étant une chose, une autre étant de savoir comment on va s’y prendre pour la raconter.
Il fait attention à l’équilibre des chapitres. Ainsi Vango est-il divisé en trois parties de 12, 11 et 10 chapitres. Pour Le Livre de Perle, sur la totalité des 33 chapitres, 11 sont consacrés au monde de la féerie, 11 au monde du roman (une période qui commence vers 1936) 11 qui concernent la vie de « JE ».
Ce « JE » n’est pas qu’un narrateur, il s’agit bien de l’auteur-narrateur qui a voulu que ce roman soit en partie autobiographique afin pouvoir expliquer comment naît l’imaginaire d’un écrivain.

Un écrivain vit avec ses personnages qui deviennent comme des amis. Arriver à la fin de l’écriture du livre, revient à leur dire adieu. Mais tous les auteurs savent que les lecteurs vont leur redonner vie.

Si les titres de ses romans sont les noms ou les prénoms de ses personnages, c’est juste parce que pour lui, c’est une solution de facilité. Cela lui évite les titres qui tentent d’être des « résumés » du livre. En même temps, c’est comme un « code ».

Il est étonné de voir ses œuvres traduites. « C’est comme si un animal libre passait dans un autre pays ». Les livres qu’on écrit sont, à partir du moment où ils sont traduits, comme des passeports car d’une certaine façon, le lecteur connaît l’écrivain dont il a lu un ou plusieurs livres. Cet homme n’est pas un étranger. (« Un livre, c’est la connaissance de son auteur ».)

Il n’a pas de livre préféré parmi ceux qu’il a écrit. Il faut qu’il fasse en sorte que son livre préféré soit le prochain. Ainsi trouvera-t-il l’énergie pour l’écrire.

Timothée de Fombelle a été ravi d’apprendre l’existence de l’atelier d’écriture. Il trouve qu’il est formidable qu’un tel cours existe, que c’est rare.
Dans les établissements où il est passé, il n’a jamais entendu parler d’un projet pareil, tout au plus de clubs de lecture.

Ainsi, voici les conseils qu’il donne aux élèves de l’atelier :

D’abord et surtout continuez toujours à écrire ! Ne lâchez jamais l’écriture même plus tard : c’est le travail qui fait naître un auteur. Ecrire est avant tout du travail.
Faites confiance à votre univers, à votre propre imaginaire.
Rendez vos personnages vivants.
Utilisez ce que vous connaissez.
N’hésitez pas à mélanger réel et imaginaire.

Il propose gentiment de leur donner son adresse mail et de ne pas hésiter à le solliciter pour avoir un avis ou des conseils sur ce qu’ils écrivent.

Pour prolonger cette rencontre, vous pouvez consulter ce site :
http://blogs.lexpress.fr/allonz-enfants/2014/11/06/timothee-de-fombelle-le-livre-garde-une-puissance-de-feu-aupres-des-jeunes/

 
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